Mort du dernier des «code talkers» navajos
Chester Nez était l'un des 29 Amérindiens à avoir mis au point, en 1942, un système de cryptage basé sur leur langue lors de la guerre contre le Japon dans le Pacifique.
Chester
Nez, un des 29 Indiens navajos ayant participé à la création d’un code
de communication que les Japonais n’ont jamais réussi à déchiffrer au
cours de la Seconde Guerre mondiale, est mort mercredi à l’âge de
93 ans.
«Le pouvoir de notre langue a été partagé avec le monde pendant la Seconde Guerre mondiale quand les 29 premiers "code talkers" se sont portés volontaires. Malheureusement, nous avons perdu le dernier survivant des ces 29 hommes, Chester Nez, qui s’est éteint dans son sommeil ce matin», a affirmé le président de la nation Navajo, Ben Shelly. Les drapeaux seront mis en berne jusqu’au 8 juin sur tout le territoire de la tribu.
Le caporal Chester Nez faisait partie des 29 Navajos recrutés par le corps des marines en mai 1942 pour mettre au point un langage codé pour les communications sur le champ de bataille s’appuyant sur la complexité de la langue navajo, tonale et non écrite. Il avait ensuite participé aux batailles du Pacifique à Guadalcanal, Guam, Peleliu ou encore à Bougainville. «Je suis très fier de dire que les Japonais ont tout fait pour déchiffrer le code mais n’y sont jamais parvenus», avait confié l’an passé Chester Nez au quotidien militaire Stars and Stripes.
Au total, quelque 400 Amérindiens navajos ont pris part aux combats dans le Pacifique comme «code talkers». La mort de Chester Nez «marque tristement la fin d’une ère pour notre pays et l’histoire du corps des marines», a salué le colonel David Lapan, un porte-parole des Marines. «Les code talkers navajos ont apporté une contribution inestimable sur le théâtre du Pacifique pendant la Deuxième guerre mondiale», a-t-il ajouté, en évoquant «leurs actions héroïques».
D’autres Indiens des tribus choctaws, comanches ou encore seminoles ont également participé aux combats contre les Allemands ou les Japonais, chargés de transmettre dans leurs langues des messages codés. Faute d’équivalents, il fallait parfois transcrire avec des mots du quotidien : «avion» est devenu «oiseau» et «bombardier» «oiseau enceinte». Le code navajo attribuait également un mot indien pour chaque lettre de l’alphabet latin : en Navajo, le mot «moasi», qui signifie «chat», était par exemple utilisé pour signifier la lettre «c».
Le code resta classifié jusque dans les années 1980, l’armée américaine ayant longtemps pensé qu’il pourrait toujours être utile en cas de nouveau conflit.
«Le pouvoir de notre langue a été partagé avec le monde pendant la Seconde Guerre mondiale quand les 29 premiers "code talkers" se sont portés volontaires. Malheureusement, nous avons perdu le dernier survivant des ces 29 hommes, Chester Nez, qui s’est éteint dans son sommeil ce matin», a affirmé le président de la nation Navajo, Ben Shelly. Les drapeaux seront mis en berne jusqu’au 8 juin sur tout le territoire de la tribu.
Le caporal Chester Nez faisait partie des 29 Navajos recrutés par le corps des marines en mai 1942 pour mettre au point un langage codé pour les communications sur le champ de bataille s’appuyant sur la complexité de la langue navajo, tonale et non écrite. Il avait ensuite participé aux batailles du Pacifique à Guadalcanal, Guam, Peleliu ou encore à Bougainville. «Je suis très fier de dire que les Japonais ont tout fait pour déchiffrer le code mais n’y sont jamais parvenus», avait confié l’an passé Chester Nez au quotidien militaire Stars and Stripes.
Au total, quelque 400 Amérindiens navajos ont pris part aux combats dans le Pacifique comme «code talkers». La mort de Chester Nez «marque tristement la fin d’une ère pour notre pays et l’histoire du corps des marines», a salué le colonel David Lapan, un porte-parole des Marines. «Les code talkers navajos ont apporté une contribution inestimable sur le théâtre du Pacifique pendant la Deuxième guerre mondiale», a-t-il ajouté, en évoquant «leurs actions héroïques».
D’autres Indiens des tribus choctaws, comanches ou encore seminoles ont également participé aux combats contre les Allemands ou les Japonais, chargés de transmettre dans leurs langues des messages codés. Faute d’équivalents, il fallait parfois transcrire avec des mots du quotidien : «avion» est devenu «oiseau» et «bombardier» «oiseau enceinte». Le code navajo attribuait également un mot indien pour chaque lettre de l’alphabet latin : en Navajo, le mot «moasi», qui signifie «chat», était par exemple utilisé pour signifier la lettre «c».
Le code resta classifié jusque dans les années 1980, l’armée américaine ayant longtemps pensé qu’il pourrait toujours être utile en cas de nouveau conflit.

