Le supercalculateur D-Wave 2X s'est distingué en
résolvant un problème d'optimisation 100 millions de fois plus
rapidement qu'une machine classique, ont fait savoir Google et la NASA.
REUTERS/Stephen Lam
Le supercalculateur D-Wave 2X, présenté par Google et la NASA comme un "ordinateur quantique", calcule 100 millions de fois plus vite qu'une machine classique. Une performance impressionnante, même si l'on considère les nuances apportées par les spécialistes.
"Ce qu'une machine D-Wave fait en une seconde prendrait 10 000 ans à un ordinateur conventionnel." Hartmut Neven à la tête du laboratoire d'intelligence artificielle quantique de Google, n'est pas peu fier d'annoncer cette performance à la presse américaine. Le supercalculateur D-Wave X2 a en effet résolu un problème d'optimisation 100 millions de fois plus rapidement qu'une machine classique, explique-t-il dans un post de blog publié cette semaine.A quoi sert un ordinateur quantique?
Un ordinateur quantique peut ainsi réduire drastiquement le temps nécessaire pour effectuer une tâche. De quoi susciter la convoitise d'entreprises comme Google qui rêvent d'une intelligence artificielle plus puissante. Ou de l'industrie spatiale, qui espère en tirer des calculs de trajectoires et des simulations pour de futures missions, de façon plus rapide et précise.Il s'agit d'une véritable "rupture technologique", s'enthousiasme d'ailleurs un haut responsable de la NASA. Enthousiasme partagé par Jeff Bezos, patron d'Amazon, ou la branche d'investissement de la CIA... qui financent en partie l'entreprise canadienne D-Wave. Le déchiffrage fait en effet partie des secteurs potentiellement concernés par cette avancée, comme la finance par exemple.
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<< Un obstacle technique s'ajoute sur la route d'une future commercialisation: pour l'heure, "le système doit être protégé des interférences magnétiques et sa puce fonctionne seulement en milieu cryogénique", juste au-dessus du zéro absolu, soulignent Les Echos. "Ses processeurs sont composés de matériaux supraconducteurs, et ne fonctionnent qu'à une température proche du zéro absolu (-273°C)", expliquait L'Expansion en 2014. >>










